
Ah, Slayer, le maître incontesté (et incontestable) de l'ultraviolence! Reconnu par ses pairs comme étant l'une des plus grandes références de al scène metal, Slayer a su, il est vrai, nous offrir quelques mets délicats, surtout dans les années 80. Je pense bien évidemment à Reign in blood ou South of heaven. Mais il faut bien reconnaître que depuis le milieu des 90's, les Américains ont quelque peu perdu de leur inspiration. Divine intervention était plus que correct (je suis subjectif là, cet album étant le premier que j'ai écouté du groupe), l'album de reprises Undisputed attitude était assez moyen (chez d'autres, on aurait trouvé ça pas mal, mais là on parle de Slayer, les enfants!). Et ce n'est malheureusement avec ce Diabolus in musica, publié en 1998, que Slayer s'est surpassé.
Premier constat, le groupe a changé sa façon de sonner. On a l'impression de Kerry King et Jeff Hanneman ont un peu trop écouté Korn ou Soulfly. Involontairement ou pas, je n'en sais fichtre rien, mais ça fait vraiment bizarre. Et à la longue, c'est gavant, surtout quand on n'est pas fan des groupes en question.
Quant aux titres en eux-même, la triplette d'ouverture,Bitter peace/ Death's head/ Stain of mind est plus que sympathique. On croit comprendre que le groupe ne s'est pas compromis et on se prend à espérer que Slayer a enfin pondu le digne successeur de Seasons in the abyss. Ces trois morceaux sont impeccables de bout en bout, c'est pour cela que la suite est d'autant plus décevante.
Je n'irais pas par quatre chemins: le reste, à l'exception de Point qui relève sensiblement le niveau, est à gerber. Il n'y a rien à en tirer, si ce n'est de l'ennui et de la colère. Comment Slayer a-t-il pu sombrer à ce point dans la médiocrité et la facilité? Cette question demeure à ce jour sans réponse. c'est de très loin ce que j'ai pu entendre de plus mauvais de la part de Kerry King et de sa bande. Franchement, on ne peut que remercier l'inventeur du CD d'avoir pensé à mettre une touche pour passer aux plages suivantes, car écouter l'album en entier relève soit de la torture, soit du courage. Sérieusement, Amnesty International a déjà ouvert des enquêtes pour moins que ça!
Je préfère en rester là, je pense avoir tout dit. Heureusement que les quatre titres sus-mentionnés sont présents sur Diabolus in musica, car le reste est vraiment pénible. Pour un peu, je trouverais presque Undisputed attitude génial, c'est pour dire!
Diabolus in musica est pour moi la déception majeure de cette année 1998. La suite ne pouvait être que plus brillante (pas bien difficile, je le concède) et des albums tels que God hates us all ou Christ illusion ne pouvaient que faire oublier ce monumental échec artistique.

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