mercredi 5 octobre 2011

Lacuna Coil - Unleashed memories


Lacuna Coil semblait être au début un groupe au potentiel limité, qui aura été bon le temps de deux EPs et d'un excellent album, In a reverie (que je vous recommande chaudement). D'autres observateurs, plus médisant sans doute, affirmaient que sans leur chanteuse, les Transalpins ne seraient pas grand-chose.
Il est évident que la belle Cristina Scabbia attire tous les regards, mais se cantonner au physique est plus que réducteur dans le cas présent: la chanteuse possède une voix d'une qualité impressionnante, pure et cristalline, comme il se doit dans le metal gothique, et les textes qu'elle écrit sont d'une grande qualité.
De plus, l'autre chanteur, Andrea Ferro, et le bassiste et principal compositeur Marco Coti Zelatti participent cette fois-ci activement aux nouveaux titres. Des éléments primordiaux que l'on retrouvera sur le second LP du groupe, paru en 2001, Unleashed memories.

Alors, Lacuna était-il déjà fini? Clairement, non. In a reverie reste un cran au-dessus, mais ce Unleashed memories n'a aucune raison d'avoir à rougir de la comparaison. La recette Lacuna Coil est appliquée à la lettre (alors qu'on attendait peut-être autre chose) mais on ne peut pas reprocher aux Italiens de reproduire la formule si cela n'est pas le signe d'un manque d'inspiration.

On sent certes une légère baisse d'intensité au milieu de l'album (pas de catastrophe en soi, des titres comme Cold Heritage, 1.19 ou Distant sun restent de bonne facture mais sont moins facilement mémorisables). Mais on a de grands moments qui auraient eu largement leur place sur In a reverie, je pense notamment à Heir of a dying day, Purify, Senzafine ou magnifiques Wave of anguish et Lost Lullaby. Sur ces deux derniers, la voix de Cristina Scabbia fait des merveilles et rend la musique plus "atmosphérique."

L'épreuve du second album a été un grand succès, même si tout n'est pas parfait, je le reconnais bien volontiers. D'ailleurs, les Milanais, conscients de ces quelques faiblesses, vont travailler dur pour corriger les détails qui font d'un bon album un grand album. Des efforts qui seront récompensés à l'écoute de leur troisième opus, Comalies, déjà chroniqué en ces lignes.

Unleashed memories est donc un disque plus que recommandable, surtout quand on voit ce que le groupe est devenu dès 2006: un groupe de neo metal sans âme à la Evanescence. Rien que d'y penser, j'en ai froid dans le dos. Heureusement qu'il nous reste leurs premiers disques qui eux sont de véritables perles du metal gothique.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire