mercredi 14 septembre 2011

Korn - Follow the leader


Korn a été l'instigateur, malgré lui de toute la scène neo-metal, un style qui n'a jamais vraiment été mon style de prédilection. Tous ces groupes finissaient par se ressembler, et c'était à celui qui allait avoir le plus d'invités (issus du monde du rap, de préférence), celui qui s'accorderait le plus bas, etc. Seuls quelques groupes ont réussi à maintenir la tête hors de ce flot de cochonneries. Ce sont en fait les plus originaux et les plus innovants: je pense à Deftones et à Korn, leader de toute une scène. D'ailleurs, le titre de leur troisième album paru en 1998, rappelle à cette bande de suiveurs que ce n'est pas beau de copier!

Par rapport aux premiers opus du combo de Bakersfield, pas grand chose de neuf. Toujours les mêmes thèmes de prédilection: le mal de vivre de la jeunesse, l'enfance brisée et martyrisée. Rien de nouveau, donc? Si: le son a été un peu plus épuré: on a à présent quelque chose de plus propre, idéal pour cartonner auprès du plus grand nombre. Ajoutez quelques invités vedettes (le rappeur Ice Cube, le petit merdeux nommé Fred Durst (de Limp Bizkit, groupe de sinistre mémoire) et Trevant Hardson, un illustre inconnu de ce côté de l'Atlantique) et vous avez la recette du succès.

Le contexte est planté, causons un peu musique. On a en ouverture trois titres bien sympathiques et calibrés pour plaire au maximum de monde: It's on!, Freak on a leash et Got the life. Trois titres pourris me dérangent fortement sur ce disque: ce sont (curieusement) ceux où figurent les invités. Ce doit être mon allergie chronique au rap qui refait surface. J'ai eu beau me faire violence et les écouter plusieurs fois, rien à faire, ça ne passe pas.
Les autres titres? Dans la plus pure tradition Korn. Pourquoi changer une recette qui marche à peu près? On évite pas les longueurs, mais cela reste plus que supportable, comparé aux trois horreurs que j'évoquais précédemment. BBK, Reclaim my place ou même Justin comportent même des éléments pas inintéressants: un riff bien efficace par ci, une ligne de chant bien pensée par là...
Le problème majeur de ce disque, c'est qu'il est beaucoup trop long. Ils auraient surotut dû s'abstenir de composer Children of the Korn All in the family et Cameltosis, les trois abominations où figurent les trois taches, euh pardon invités.

Vous aurez bien compris que ce disque n'est pas ma tasse de thé. Malgré quelques moments franchement pas mal, le soufflet retombe rapidement car le groupe tombe dans la facilité de la redite. Si c'est pour entendre quelque chose de la part de Korn, je préfère me mettre entre les esgourdes des albums comme leur premier opus, See you on the other side ou leur petit dernier, Remember who you are.

Heureusement que la suite sera un peu plus folichonne: Issues verra Korn innover un peu et commencer à tâter de l'indus et de l'électro. Ce sera un mélange autrement plus convaincant que le metal pour amateurs de rap...

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