mercredi 28 décembre 2011

Testament - Practice what you preach

Les années 1980 ont vu l'éclosion d'excellent groupes de thrash: Metallica et Slayer en tête, Megadeth, Testament et Anthrax pas loins derrière. Practice what you preach aurait dû être le gros carton qui aurait placé ses géniteurs sur le podium du thrash. Il n'en a rien été, malgré de bons moments.

Testament, c'est avant tout 5 musiciens non dénués de talent. Les deux gratteux, Alex Skolnick et Eric Peterson, ont un métronome dans le cerveau et savent pondre des solos qui fichent froid dans le dos. Chuck Billy, le braillard, sait moduler comme il convient voix claire et chant hurlé, la section rythmique est pas mal représentée non plus avec Louie Clemente (batterie) et Greg Christian (basse).

Practice what you preach, paru en 1989, c'est 10 titres en tout, 4 tueries, 5 bons titres et 1 titre moyen.
Commençons par les tueries: le titre éponyme est excellent et figure parmi mes favoris tous albums confondus. Un solo de dingues qui élimine toute concurrence possible, des paroles faciles à retenir, une rythmique implacable. Greenhouse effect et Sins of omission complète allègrement le tableau et confirme que tout sauf un groupe de seconde zone. The ballad aurait mérité également de ne pas sombrer dans l'oubli. Calme au premier abord, ce titre finit par tout déchirer sur son passage

Les bons titres assurent grave, mais d'un autre côté, je dirais aussi qu'il n'y a pas de quoi se relever la nuit non plus. Et quant au titre que j'ai qualifié de moyen, Nightmare (Coming back to you), il donne vraiment l'impression d'avoir été torché en 5 minutes sur le comptoir d'un bistrot. Pour beaucoup de groupes, j'aurais pu dire que c'est un titre génial, mais le niveau d'exigence que j'ai envers Testament est bien trop élevé pour que je me contente de cela.

Ce disque, vous l'aurez compris, alterne le très bon et le moins bon et déçoit un peu. Peut-être pour cela qu'il est moins considéré que des albums comme The legacy ou The new order, qui sont effectivement des claques monumentales. Mais à mon humble avis, il vaut le détour, ne serait-ce que le titre Practice what you preach, qui est capable de vous donner la pêche en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Et c'est aussi le dernier album réellement enthousiasmant avant Low, paru en 1994.

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