mercredi 20 avril 2011

Kiss - Peter Criss


Même à la grande époque de Kiss, Peter Criss, à l'instar de son de son acolyte Ace Frehley, a toujours été dans l'ombre de Paul Stanley et Gene Simmons. Il est vrai que malgré une voix sympathique utilisée à plusieurs reprises et un jeu de batterie imparable, Peter Criss n'est pas un compositeur hors pair. Du moins, s'il compose pour Kiss, ce qu'il propose au groupe n'est que rarement retenu. La postérité n'aura retenu que la seule la ballade mielleuse Beth (que je n'ai jamais pu blairer) sur l'album Destroyer. Miné par des conflits internes, les membres de Kiss se voient proposer de sortir un album solo en 1978, afin de prouver ce que chacun sait faire. Alors que les albums d'Ace Frehley et de Paul Stanley sont de franches réussites et celui de Gene Simmons tout juste moyen qu'en est-il de celui de Peter Criss?

A l'écoute de ce disque, je comprends mieux pourquoi les compositions du batteur au maquillage félin sont très souvent refusées... Criss est celui dont les influences sont sans doutes les plus variées du groupe et on peut penser qu'il est courageux d'essayer autre chose. Mais si encore c'était bien fait! Parce que franchement, faire du sous-Rolling stones, écrire des ballades qui fleurent bon la guimauve et s'inspirer du disco, il n'y a pas franchement de quoi pavoiser!

Les Stones, parlons-en, tiens... C'est quand leur influence est présente que les chansons de Criss restent de qualité correcte: I'm gonna love you, Tossin' and turnin', That's the kind of sugar Papa likes (déjà notez les titres!), Rock me baby et Hooked on rock'n'roll. On reste loin des standards de Kiss cependant, mais ce sont malgré tout les titres les plus supportables.
You matter to me avec son introduction à deux balles au synthé sonne complètement daté. Je n'ai rien contre cet instrument, à condition de savoir s'en servir et s'il permet d'apporter de la valeur ajoutée, mais là c'est carrément le contraire!
Et les ballades... quatre sur un total de 10 titres. C'est beaucoup, diront certains, moi je dis que c'est trop. Si en plus on ne sombrait pas dans la médiocrité, passe encore, (j'exclue bien bien volontiers Easy thing, qui sans être géniale reste correcte) mais le reste est tout bonnement nul, à peine bon pour servir de générique à des séries télévisées à rallonge qui occupent le quotidien des ménagères de plus de 40 ans. C'est mièvre, sans saveur et ça n'apporte rien, si ce n'est de l'ennui.

En fait, c'est bien le souci de cet album, c'est qu'il ne s'y passe pas grand-chose. Je comprends maintenant la paire Stanley-Simmons quand ils refusaient de laisser figurer des titres écrits par leur batteur! C'eût été le plantage assuré! Mais si les titres les plus rock sont sympathiques, ils n'en demeurent pas moins fades et sans relief. Je me suis rarement autant ennuyé à l'écouté d'un disque, c'est dire. Un album à réserver aux plus inconditionnels fans de Kiss, pour le reste, passez votre chemin et procurez-vous d'autres albums de Kiss ou ceux des Rolling Stones: ce sera une façon plus intelligente de dépenser votre argent.

1 commentaire:

  1. Des quatre albums solo, c'est assurément ceux de Paul & Peter que j'écoute le plus. J'aime beaucoup les chansons de l'album de Peter. Le seul vrai défaut de ce disque est sa faible production. L'album aurait été bien meilleur si les guitares avaient sonné comme celles de l'album d'Ace ou celui de Paul.

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