vendredi 29 janvier 2010

Sodom - Sodom

Sodom... Le thrash allemand dans toute sa splendeur. Oui, je dis thrash, car le groupe tel qu'il est actuellement n'a plus rien à voir avec celui de 1986 qui pratiquait un proto-black metal. Ici, on a affaire à du 100% Sodom, particulièrement énervé, toujours inspiré par les guerres et l'extrémisme religieux (malheureusement, dans 95% des cas, les deux sont liés...). Après quelques albums qui ont montré une baisse de régime, tels Code red ou M16, Sodom revient en grandes pompes en 2006 avec cet album éponyme.

Sodom, comme à l'accoutumée, ça envoie la purée du début à la fin, et ça ne change pas avec cet album. Mais on comprend plus vite que d'habitude que l'on va se prendre une raclée phénoménale. Le son est déjà plus sec me semble-t-il et cela donne une force incroyable à des morceaux qui sans doute n'en demandaient pas tant. L'ensemble est d'une grande homogénéité et, évènement assez rare pour être souligné, je ne trouve absolument rien à redire. C'est l'un des albums de l'année 2006.

Franchement, passez-vous des titres comme Blood on your lips (avec son intro impressionnante de force), Wanted dead, Buried in the justice ground, Nothing to regret, Lords of depravity ou encore No capture. Ce serait de la mauvaise foi de dire que rien ne se dégage de ces morceaux. Sodom avait des choses à dire, et il le fait avec brio.

Sodom prouve plus que jamais qu'il tient là la formation ultime, avec Bernemann à la guitare, tout bonnement exceptionnel, Bobby Schottkowski à la batterie (magistral, personne d'autre n'aurait fait mieux) et l'indéboulonnable chanteur/bassiste Tom Angelripper éructe comme un forcené son mépris des religions. Pour un groupe que l'on croyait fini, ils ont de très beaux restes.

J'ai eu tendance à être critique sur les précédentes sorties des Teutons, mais là, je me suis une gifle. Je n'avais pas entendu quelque chose d'aussi bon et puissant depuis un moment. Un des albums majeurs de cette décennie, rien de moins. J'admets qu'il faut un certain temps pour l'apprécier, il n'est pas aussi immédiat qu'un Get what you deserve, M16 ou un Agent orange, mais une fois que vous l'avez dans le crâne, impossible de s'en défaire. Sodom, le meilleur groupe de thrash allemand à avoir foulé cette terre? Un débat sans fin, mais pour moi la réponse est définitivement OUI.

jeudi 28 janvier 2010

Morbid Angel - Blessed are the sick

Morbid Angel est un autre groupe de death metal de référence. Bon nombre de ses disques sont à juste titre considérés comme des classiques du genre. Pas étonnant, car le fait d'être un pionnier confère très facilement le statut de groupe culte. En même temps, quand on a publié des albums comme Altars of madness ou Blessed are the sick, c'est mérité. Je vous propose de vous focaliser sur ce dernier, que je considère comme leur tout meilleur.

Officiellement, ce Blessed are the sick est publié en 1991. Il dépoussière quelques titres du bootleg Abominations of desolation, sorti en 1987, quelques temps avant le Scream Bloody Gore de Death. Ceci étant, Blessed are the sick est sorti lui aussi quelque mois avant la date officielle sous la forme d'un pirate, que j'ai la chance de posséder. Ce qui rend cet album encore plus précieux à mes yeux, presque une relique. Les fans me comprendront...

Quand au contenu... un seul mot me vient à l'esprit: génial. Les 11 titres sont tout simplement magnifiques. Et là, je ne dis pas cela par aveuglement. Ce n'est que la stricte vérité. Impossible de dénicher un mauvais titre. C'est extrême, c'est puissant, c'est technique sans être de la branlette de manche stérile, c'est efficace et très accrocheur. Tout comme l'était le premier Death.

Franchement, essayez de résister à des titres comme Fall from grace ou Rebel lands. Impossible, nous sommes bien d'accord. Je m'avoue assez bluffé: être aussi violent, complexe et en même si accrocheur, ce n'est vraiment pas un mince exploit. Il faut dire aussi que quand on a dans un même groupe un guitariste/compositeur aussi génial que Trey Azagthoth, un batteur au jeu aussi rapide que varié que Pete Sandoval et un chanteur à la voix surhumaine, David Vincent (non, celui-là n'a pas vu les extra-terrestres), on ne peut faire que des merveilles. Ils auraient eu bien tort de s'en priver!

Un fort potentiel révélé dès cet album, une concurrence ouverte avec ce que je considère comme être le meilleur groupe de death metal, Death. Pas mal pour un début. En plus, près de 20 ans plus tard, ce disque est toujours une référence et a extrêmement bien vieilli. Autant d'inventivité, de technique et une telle production nickel, cela a dû faire pas mal de jaloux!

Archéologues du metal extrême, ce disque est pour vous!

mercredi 27 janvier 2010

Impaled Nazarene - Rapture

Cet album, c'est aussi un de mes préférés en termes de black metal. Pourquoi? Parce qu'il n'est justement pas totalement black metal. Je m'explique: la musique des finlandais d'Impaled Nazarene est un mélange de black et de punk. Ce cocktail détonnant peut dérouter, mais avec ce Rapture, publié en 1998, Mika Luttinen et sa bande avaient tous les éléments en main pour avoir leur place au soleil, une véritable gageure pour des scandinaves...

Bien sûr, le principal du black metal est présent: le satanisme. C'est même leur principal fond de commerce! Mais 16 titres pour une petite quarantaine de minutes, ça c'est plus punk dans l'esprit. Le titre de certains des titres sont aussi punks, admirez le tableau: Penis et circes, Angel rectums do bleed, Phallus maleficarum. Tout est dit.
Et la musique dans tout ça? Ça joue vite, ça blaste à tout va, ça gueule, ça ne fait pas de quartiers, aucun répit, aucune baisse de tempo, Mika Lutinen et son groupe sont des sauvages. Rapture est l'image de la brutalité à l'état pur.

Difficile de retenir dans ce chaos un titre en particulier tant l'ensemble est compact. Mais malgré, certains titres ont réussi à attirer mon attention: je pense à Angel rectums do bleed, We're Satan's generation, The return of the nuclear god, Penis and circes, et le plus calme Phallus maleficarum (enfin tout est relatif!).
A noter aussi une reprise (assez fidèle à l'originale) de Sodom, Burst command 'til war, un extrait du EP In the sign of evil. Cela ne pouvait pas mieux tomber, car ce EP est pour moi un disque magique, un de ceux qui me tiennent le plus à cœur. Je suis sans doute subjectif en disant cela, mais c'est pour moi l'un des meilleurs moments de cet album.

Bref, un disque de sauvages que normalement seuls des sauvages peuvent apprécier. Le disque idéal pour faire chier vos parents ou vos voisins (Pour ces derniers, croyez-moi sur parole, c'est radical). Un album sans concessions, quelque peu irrévérencieux, comme on en trouve que trop rarement. Et je vous conseille également de vous intéresser aux albums suivants, tels Nihil, All that you fear et Pro patria finlandia qui sont également des monuments de brutalité musicale.

mardi 26 janvier 2010

Immortal - At the heart of winter

Le black metal est un style pour le moins curieux. On pourrait croire que ce besoin primitif de faire de la musique pour invoquer on ne sait quel démon proviendrait de problèmes relevant la psychiatrie. Pour certains, c'est avéré. Pour d'autres, ce n'est juste qu'un moyen de s'exprimer comme un autre. On peut y aller tout le temps à fond, ou alors injecter dans sa musique une petite dose de subtilité. Immortal, qui a emprunté au début de sa carrière la première voie, a décidé d'opter pour la seconde option. Bien lui en a pris, car les Norvégiens ont sorti en 1999 leur meilleur album, At the heart of winter.

Non pas que les précédents albums étaient mauvais, Battles in the north ou Pure holocaust valaient leur pesant d'or. Mais ils ne possédaient pas le sens de la nuance qui fait la différence entre l'Homme de Cro-Magnon et le véritable esthète.

6 titres composent ce chef d'oeuvre, mais ces titres dépassent les six minutes. Les titres proposés font tous preuve d'une rare intensité, bien que le groupe ait décidé de soigner ses compositions, avec une production aux petits oignons qui résiste parfaitement aux outrages du temps. Les thèmes évoqués sont toujours le froid norvégiens, la forêt, la guerre. Mais le tout est fait en finesse. Et le groupe a pensé à aménager des pauses, si je puis dire, pour permettre à l'auditeur de respirer: je prendrais volontiers l'exemple de Solarfall ou Tragedies blow at horizon, morceaux au cours desquels on trouve des instants plus calmes, où le chanteur-guitariste-bassiste Abbath utilise un effet de flanger qui donne un côté épique loin d'être déplaisant.
Pour le reste, on reste plus ou moins en terrain connu, le batteur Horgh mitraille sa batterie comme personne et prouve qu'il est un des meilleurs batteurs de la scène black metal.

Les six titres composant cet album sont tout bonnement magnifiques et en ce qui me concerne, At the heart of winter fait partie de mes albums de black metal préférés, aux côtés de disques majeurs comme The return de Bathory, Grand declaration of war de Mayhem, Stormblast de Dimmu Borgir, Rapture d'Impaled Nazarene ou Fuck me Jesus de Marduk, Cruelty and the beast de Cradle of filth ou The somberlain de Dissection. Des classiques du genre, indémodables, intouchables. Tout simplement.

Bien évidemment, si vous n'aimez pas ce genre de musique, je ne pense pas qu'Immortal vous fera changer d'avis sur la question, mais si vous aimez la musique brutale inspirée, vous pouvez vous tourner sur ce disque en particulier, et sur toute la carrière d'Immortal en général. Là aussi, on tient un groupe qui a écrit peu de titres décevants. Déjà extraordinaire en soi, mais quand en plus ledit groupe parvient à pondre un album cité par tous comme une référence, c'est tout bonnement exceptionnel. Alors, ce serait dommage de s'en priver!

lundi 25 janvier 2010

Death - Leprosy

Il y a quelques temps, je vous parlais du premier opus de ce groupe qui m'est très cher, Scream bloody gore. Pour moi, c'est l'acte de naissance du Death Metal. Mais comme je l'ai déjà dit pour d'autres combos d'autres styles, il est plus souvent facile d'accoucher d'un bon premier album que de confirmer. Mais pour Death, pas de soucis à avoir à ce niveau. Il faut bien dire que quand on a avec soi un compositeur auss génial que Chuck Schuldiner, difficile de se planter. Leprosy, deuxième album de Death paru en 1988, allait confirmer qu'il comptait devenir un groupe de référence dans un style à l'époque en pleine éclosion. Rien de moins.

Il n'y a pas grand chose à reprocher à ces 8 titres. C'est tout simplement du death metal de haute volée. Et dire que c'est loin d'être l'album le plus technique, on est à ce niveau loin de Individual thought patterns ou The sound of perseverance. C'est tout dire! Et pourtant c'est très bien conçu, efficace à souhait, du grand art. Le seul petit bémol que je pourrais éventuellement émettre, c'est au niveau de la production. Celle-ci, signée Scott Burns (grand gourou des manettes qui a travaillé pour ainsi dire tous les groupes de Death metal de légende) est trop typée et a tendance à mal vieillir. Cela certes donne un charme un chouïa désuet, mais un petit effort en la matière n'aurait pas été de trop. Je précise que les disques de Death ont tous été remastérisés et il faudrait que je m'attarde sur ces nouvelles versions. Je possède en vinyle remastérisé mon album fétiche, Scream Bloody gore, et là le son est nickel. D'ailleurs en parlant de ce vinyles, quelques titres titres en live y figurent: ce sont justement des titres qui figureront sur Leprosy.

Autre détail mineur: quel artwork! De même que pour Scream bloody gore, la pochette est signé Edward J. Repka. Dans le genre c'est magnifique. On sait à quoi s'attendre et en même temps, ce n'est pas aussi crade que les pochettes de Cannibal Corpse. Bon boulot!

Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire sur ces 8 morceaux, plutôt devrais-je dire ces 8 classiques que tout fan de death metal se doit là aussi de connaître. Quand on a des titres aussi furieux que Pull the plug, Open casket, Choke on it, Born dead ou Left to die, on se dit que leurs géniteurs ne peuvent être que des génies de la musique. Il faut dire que Chuck Schuldiner a su cette fois-ci s'entourer. Admirez la formation: outre l'indéboulonnable Schuldiner, on trouve à la seconde gratte Rick Rozz, au jeu efficace et sans concessions, Terry Butler (futur Six feet under) à la basse et Bill Andrews à la batterie.

Death, je me répète, est l'un des rares groupes que je connaisse à n'avoir JAMAIS sorti un album pourri. Belle performance. Chuck Schuldiner a su s'élever, malgré lui sans doute, en icône du death metal. C'est amplement mérité, car mon dieu, quel compositeur! Des types comme lui, on n'en trouve pas à tous les coins de rue. Et comme je le disais précédemment, ce n'est que le début. Chuck et sa bande nous livreront encore 5 albums après celui-ci, mais je devrais plutôt dire 5 gifles. Beaucoup ont essayé de suivre le groupe dans sa démarche artistique, à savoir allier brutalité et technique, mais peu ont réussi. Malgré des albums de bonne qualité, des groupes comme Napalm Death, Morbid angel, Cannibal Corpse, Deicide ou Obituary n'arriveront jamais à faire aussi bien que Death. Et pourtant, ce sont de sérieux clients. Très fort, je vous dis!

Jetez-vous sur ce disque formidable qui ne peut que vous donner la pêche pour le reste de la journée. Et je vous incite également à vous procurer toute la discographie de ce groupe culte.

vendredi 22 janvier 2010

Deicide - The stench of redemption

La première moitié des années 2000 n'a pas été franchement brillante pour Deicide : une tripotée d'albums moyens (Insineratehymns, In torment in hell, Scars of the crucifix), des dissensions internes qui ont mené au départ des frères Hoffman, guitaristes du combo. Il faut bien dire aussi que le fantasque leader du groupe, Glen Benton, est tout sauf un gars facile à vivre. (Vous viendrait-il à l'esprit de vous faire marquer une croix inversée au fer rouge sur votre front?) Pas grave, le groupe américain va recruter deux tueurs à la six-cordes pour remplacer les deux jeunes licenciés, et on n'y perd pas au change : Deicide comprend désormais en ses rangs Jack Owen, démissionnaire de chez Cannibal Corpse, et Ralph Santolla (ex Iced Earth et futur Obituary). Inutile de dire qu'avec ces deux-là, ça va faire mal.

Fondamentalement, ces remplacements ne vont pas changer la donne: on a toujours affaire à du brutal death metal, toujours sataniste dans les propos. Glen Benton est plus que jamais en guerre contre le christianisme et nous le fait savoir le long de ces 10 titres (ben oui, j'ai la chance de posséder l'édition spéciale en vinyle avec un titre en plus!!!)

Quant à la qualité des titres, elle est tout bonnement exceptionnelle. A vrai dire, The stench of redemption est de la même trempe qu'un Once upon the cross, Deicide ou Legion. Les américains n'avaient plus rien sorti de bon depuis 1995. Tant de temps... Alors pourquoi un tel changement? Les nouveaux guitaristes n'y sont pas étrangers: prenez un morceau comme Homage for Satan et vous y entendez des soli de fous. Ralph Santolla est vraiment un guitariste génial qui mériterait sans aucun doute d'être bien plus connu que cela. Les soli sur cet album sont de loin les meilleurs jamais enregistrés par le groupe.

Moi qui ne suit pas un fan acharné de Deicide et même de brutal death metal (je préfère le bon vieux death metal des familles de Death), je ne peux que m'incliner devant une telle classe. C'est vraiment impressionnant. Hormis Homage for Satan, je vous conseille de poser une oreille sur les titres The stench of redemption, Death to Jesus, Desecration et Never to be seen again. Impressionnant de brutalité et de virtuosité. Enfin... Parler de virtuosité pour de la musique que beaucoup considèrent comme de la musique de bœufs tout est relatif. Mais ce qui est sûr, c'est que c'est extrêmement bien ficelé et qu'un tel concentré de haine peut faire du bien quand on a besoin de toute urgence d'un défouloir!
J'allais oublier, je faisais le malin tout à l'heure avec mon titre bonus sur mon vinyle. Il s'agit d'une reprise de Deep Purple, Black night, remaniée à la sauce Deicide. Benton en a notamment modifié les paroles. Et ça le fait grave. J'avais avoir été très surpris par ce choix de reprise, mais j'applaudis à deux mains. Franchement impressionnant

Un grand moment de death metal, que je classe sans hésiter dans mon top du genre, à côté de chefs d'œuvres comme le premier Obituary, le Scream bloody gore de Death ou le Seven churches de Possessed. Pour dire à quel point ce disque est, si je puis oser m'exprimer ainsi, une bible! Je suis en outre soufflé par le talent de Ralph Santolla qui est un guitariste de premier ordre. A suivre de très très près...

jeudi 21 janvier 2010

Bathory - The return

Attention, nous avons affaire ici à une pierre angulaire du metal extrême! Bathory, groupe suédois composé de son seul membre fondateur Quorthon, a su composer au début de sa carrière, quelques pépites qui ont influencé nombre de groupes brutaux, notamment scandinaves. Il faut dire que ces premiers méfaits avaient tout pour devenir cultes: un son médiocre (pour les fans de true black metal, c'est un passage obligé), des références satanistes (parce que les metalleux, ça n'aime pas la religion) et des ambiances glauques à souhait.
Ce deuxième album, publié en 1985, fait partie des albums fondateurs, que tout fan de metal burné se doit de vénérer.

Un mystère tout de même ce groupe. On s'était toujours demandé à l'époque pourquoi il refusait de produire sur une scène: on a vite compris que le groupe n'était qu'en fait mené par un seul individu, un multi-instrumentiste pour le moins doué. Du moins, pour la musique, parce que pour la production, ce n'est pas trop ça. Le son pourri a permis à Bathory de garder une certaine aura auprès de ses fan et de distiller une ambiance des plus malsaines. Ecoutez l'introduction pour voir... Fermez toutes vos lumières et vos volets, et passez-vous Revelation of doom. Toute personne non habituée sera morte de trouille!

Difficile de retenir un morceau plus qu'un autre, tant la qualité des compositions est ici élevée. Mon préféré reste Born for burning, plutôt simple dans sa construction, mais diablement efficace.
Possessed est également efficace, mais aussi nettement plus élaboré. Avec des moyens conséquents, ce titre aurait pu être une boucherie. De même The wind of mayhem ou The rite of darkness, et même Son of the damned font preuve d'une rare brutalité (pour l'époque, comprenons-nous bien).

Le black metal tenait avec The Return sa véritable première référence : Black metal de Venom n'a en fait inventé que le nom, mais l'imagerie et le son de Bathory ont été les véritables catalyseurs. Demandez aux musiciens de Cradle of Filth ou de Mayhem l'importance que Bathory a pu avoir sur eux et vous comprendrez que c'est la référence ultime. The return, aux cotés de son prédécesseur éponyme, et de son successeur Under the sign of the black mark, fait partie de la trilogie infernale de Bathory: Quorthon n'arrivera plus jamais à égaler la férocité de ces albums. De toute façon, l'aspect occulte de sa musique sera de moins en moins marqué, et Quorthon préférera s'intéresser à ses ancêtres vikings, avec des albums non moins magistraux tels Blood fire death ou Hammerheart.

Dans tous les cas, The return est un pilier du genre qu'il vous faut absolument redécouvrir. Et les autres albums le méritent également. Quorthon restera à jamais un génie sous-estimé. Peu de temps avant le décès de Chuck Schuldiner (Death), ce dernier estimait que malheureusement, Bathory n'aura jamais la reconnaissance qu'il mérite. Le pauvre Chuck a hélas bien eu raison, puisque l'œuvre de Quorthon n'est jamais véritablement sortie de son cercle d'initiés. Et la mort de Quorthon le 3 juin 2004 a empêché ce précurseur de sortir d'autres petits bijoux qui auraient peut-être pu le sortir de l'underground. Dommage...

Life is unfair, but music business is even worse...